samedi, 3 octobre, 2026

Le Général d’Armée Assimi Goïta, le stratège des victoires silencieuses

Le 13 août 2026 restera gravé dans l’histoire contemporaine des relations internationales. Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, a accordé la grâce présidentielle à Yann Vézilier, agent de la DGSE française au Mali, déclenchant en trois actes stratégiques une manœuvre politique d’une rare portée. 

Premièrement, la fermeté du droit. L’accusation et la condamnation à vingt ans de réclusion ont été menées sans compromission ; rien n’a entravé le cours du procès. Cette première leçon est claire : l’immunité diplomatique n’est pas un bouclier absolu lorsqu’elle sert de couverture à des activités de subversion et de déstabilisation d’un État.

Deuxièmement, l’utilisation de l’article 65 de la Constitution s’est avérée plus déterminante que le veto français à la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre au jour le soutien de la France aux groupes terroristes au Mali et dans le Sahel. En effet, la grâce présidentielle n’a pas été un acte de pardon au sens traditionnel, mais un instrument au service d’une finalité supérieure : la libération de 82 militaires détenus par des groupes terroristes, eux-mêmes instrumentalisés au profit de puissances étrangères, notamment la France. La portée politique de cette décision a été décisive. Il n’a fallu ni Conseil de sécurité ni Cour internationale de justice : l’affirmation pleine et entière de la souveraineté, exercée par le pouvoir de la grâce présidentielle, a exposé la France aux yeux du monde comme soutenant certains acteurs terroristes au Mali. 

Troisièmement, la synchronisation de la communication par les autorités maliennes a amplifié l’effet de l’opération. La libération des otages et le communiqué gouvernemental ont été distribués avec une précision telle que les relais médiatiques pro-français n’ont pu prendre le dessus ni déformer l’information. L’initiative a coupé court aux manipulations et imposé son récit.

« On ne laisse jamais un des nôtres  derrière. » Ce principe rappelle qu’un chef ne jauge pas seulement son succès à l’atteinte d’un objectif, mais à la façon dont il protège l’intégrité de ses hommes. Par une simple signature, le chef suprême des armées, a rendu la liberté à 82 de nos hommes, nos héros.

Comme le disait Sun Tzu : « L’art suprême de la guerre est de soumettre l’ennemi sans combattre. » Ce 13 août a été, pour le Mali, une démonstration de stratégie politique et de volonté, où le droit, la grâce et la parole publique se sont conjugués pour arracher la liberté et dévoiler les dessous d’une géopolitique trouble.

Correspondant particulier

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