samedi, 10 octobre, 2026

Réseaux-sociaux et dépravation des mœurs: Les autorités interpellées

Utilisée au Mali par les jeunes et les adolescents sans distinction de genre, les réseaux sociaux, particulièrement Tik-Tok, depuis un certain temps a carrément perverti une certaine clientèle. Du divertissement à l’exhibition de ses parties intimes sur la toile. La course au buzz et aux likes virtuels ont eu raison du simple divertissement chez plus part de nos jeunes filles. Tout ça, c’est juste pour devenir influenceuse

Tiktok est une invention chinoise qui a plutôt abêtit cette génération et l’a rendu fainéante. Pour certains, il s’agit d’une invention qui n’est rien d’autre qu’une arme utilisée par une société chinoise pour nous affaiblir.

On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas, il est urgent de l’interdire en Afrique comme l’ont envisagé plusieurs pays d’Europe et des États unis.

De nos jours cette application est pointée du doigt par certaines personnes qui estiment qu’elle est en train d’aggraver la dépravation des mœurs au sein de la société, à l’indifférence totale des parents et des responsables du pays.

Aujourd’hui bien qu’à la mode à travers le monde, l’application est de plus en plus objet de controverse et surtout de critique pour son exploitation des images négatives, vidéos dépourvues de sens, utilisation pour faire du chantage et un lieu de règlement de compte.

Au Mali des voix s’élèvent de plus en plus sur la toile pour exiger le blocage par les plus hautes autorités du pays de l’application TIK-TOK, car la société malienne est en panne de modèle depuis des années et cette application ne fait qu’aggraver la situation à travers la diffusion des images à caractère, violent, pornographique et anti mœurs.

Selon Bourama Kamara, un sociologue, il est aujourd’hui urgent pour l’Etat de prendre à bras le corps cette question relative à l’utilisation de l’application TIk-TOK par les jeunes et les adolescents.

« Des familles, des amitiés, des couples, des relations amoureuses et amicales ont volés en éclats à cause de l’usage de cette application.  Plus de secret, plus d’intimité car, la règle du jeu est toujours la même. Poster une vidéo ou photo à caractère pornographique, ou exhiber son corps pour juste avoir des « J’aime » et être célèbre, s’indigne un utilisateur de la dite application.

L’application a été bannie en Égypte, en Indonésie, au Bangladesh… Et en 2020, Donald Trump a également tenté de l’interdire aux États-Unis à cause de ses multiples conséquences, mais en vain. Et en décembre dernier, TikTok a été bannie sur tous les appareils gérés par la Chambre des représentants des États-Unis. 19 États ont au moins partiellement bloqué l’application.

Selon plusieurs études, elle est plus nuisible que Facebook et Instagram réunis. C’est une plateforme qui s’appuie sur les failles internes les plus primitives de notre cerveau. Une application qui n’a jamais de fin, on peut passer de vidéo en vidéo pendant des heures entières. Et cette surconsommation a des effets sur le développement des jeunes, avec des répercussions jusqu’au niveau de la concentration.

L’Etat malien va-t-il prendre ses responsabilités en fermant un jour cette application ?

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