Une vive polémique secoue actuellement les réseaux sociaux maliens après des accusations particulièrement graves formulées à l’encontre d’un citoyen malien « Mohamed Cherif Haïdara de CSDM » par l’activiste Soul Kabako, à travers des publications diffusées le 1er mai 2026 sur Facebook, YouTube et TikTok. Les propos incriminés évoqueraient des liens supposés avec des groupes terroristes, des allégations que l’intéressé rejette catégoriquement.
Dans une déclaration rendue publique, la personne visée rappelle que l’accusation de terrorisme ou de représentation de groupes terroristes constitue une infraction d’une extrême gravité, passible de sanctions prévues par les textes régissant la cybercriminalité et la diffusion de fausses informations. Elle souligne que la présomption d’innocence demeure un principe fondamental de l’État de droit et appelle les internautes à davantage de responsabilité dans leurs publications en ligne.
Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à son honneur et à sa réputation, l’intéressé affirme avoir saisi ses avocats afin qu’une plainte soit déposée contre Soul Kabako. L’objectif annoncé est d’obtenir que les preuves des accusations portées soient présentées devant les juridictions compétentes, notamment devant le Procureur de la République.
Selon ses déclarations, cette affaire s’inscrirait dans une série d’accusations récurrentes relayées sur les réseaux sociaux dans le but de lui nuire publiquement. Il évoque notamment un précédent datant du 9 décembre 2022, impliquant des publications attribuées à Abdoul Niang et Grandi Malien. Ces derniers auraient, selon lui, diffusé un extrait vidéo sorti de son contexte, provenant d’une séquence enregistrée le 1er février 2020 au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).
L’intéressé affirme également avoir été convoqué à l’époque par les services du Commissariat du 5e arrondissement avant que l’affaire ne soit examinée par le Tribunal de la Commune IV en 2023. D’après sa version des faits, le ministère public aurait conclu que les accusations portées contre lui étaient sans fondement, précisant qu’il n’était ni représentant d’un groupe terroriste ni lié à des activités extrémistes.
Cette nouvelle affaire relance le débat sur les dérives observées sur les plateformes numériques, où les accusations publiques, parfois sans preuves établies, peuvent avoir de lourdes conséquences judiciaires, sociales et sécuritaires. Plusieurs observateurs rappellent que les réseaux sociaux ne sauraient se substituer aux institutions judiciaires, seules habilitées à établir les responsabilités pénales après enquête contradictoire.
Dans un contexte national marqué par la lutte contre le terrorisme et la désinformation, les spécialistes du droit appellent à une utilisation responsable des outils numériques et au strict respect des procédures judiciaires, afin d’éviter les amalgames, les diffamations et les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens.
Par Sanadé Sana



