(Lettre d’Afrique) Mali, l’annonce de l’annulation des vols du Hadj 2026 par la compagnie EgyptAir a créé une vive préoccupation au sein de l’opinion publique malienne, notamment chez les milliers de candidats au pèlerinage déjà engagés dans les préparatifs du voyage vers les lieux saints de l’islam. Face à cette situation délicate, la Maison du Hadj a tenu à rassurer les pèlerins et leurs familles sur les mesures en cours afin de garantir le bon déroulement du convoyage.
C’est dans ce contexte que le Directeur général de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fatah CISSÉ, a animé le samedi 2 Mai 2026 un point de presse dans les locaux de son institution à Hamdallaye Bamako. Une rencontre au cours de laquelle il a apporté des clarifications sur les circonstances ayant conduit à cette décision de la compagnie aérienne égyptienne, tout en exposant les démarches entreprises par les autorités maliennes pour trouver une solution rapide et adaptée.
Selon Dr Abdoul Fatah CISSÉ, la Maison du Hadj a officiellement reçu une notification transmise par la compagnie EgyptAir à son partenaire malien Egypt Service, annonçant l’annulation de l’exploitation des vols prévus pour le Hadj 2026 au départ et à destination du Mali.
Le responsable a expliqué que, d’après les informations fournies par la compagnie, cette décision résulte principalement de l’absence d’accord entre les différentes parties sur la prise en charge de la hausse des coûts du kérosène. À cette contrainte financière s’ajoute également le contexte sécuritaire actuel au Mali, présenté par la compagnie comme un facteur ayant pesé dans sa décision.
Cette situation affecte directement plus de 4 000 pèlerins maliens déjà inscrits pour accomplir le cinquième pilier de l’islam. Une perspective qui nourrit inquiétudes, interrogations et incompréhensions au sein des familles concernées ainsi que des agences de voyages impliquées dans l’organisation du Hadj.

Conscient de l’ampleur des préoccupations suscitées par cette annonce, le Directeur général de la Maison du Hadj a tenu à délivrer un message d’apaisement. Il a assuré que les plus hautes autorités du pays sont pleinement informées de l’évolution du dossier et suivent la situation avec une attention particulière.
« Des discussions sont actuellement en cours à un niveau élevé afin de trouver une solution rapide et appropriée », a indiqué Dr Abdoul Fatah CISSÉ devant la presse nationale.
Le premier responsable de la Maison du Hadj a également précisé que plusieurs options et dispositions sont actuellement à l’étude afin de permettre le départ des pèlerins dans les meilleures conditions possibles. L’objectif affiché par les autorités reste de préserver le calendrier du Hadj 2026 et d’éviter toute perturbation majeure dans l’organisation du voyage des fidèles maliens vers l’Arabie saoudite.
Dans son intervention, Dr Abdoul Fatah CISSÉ a insisté sur l’engagement de la Maison du Hadj à défendre les intérêts des pèlerins maliens, malgré les difficultés rencontrées dans ce dossier. Il a invité les candidats au pèlerinage à faire preuve de calme, de patience et de confiance envers les initiatives engagées par les autorités compétentes.
« Nous ne ménagerons aucun effort pour qu’une issue favorable soit trouvée dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré en conclusion de son intervention.
Cette crise intervient dans un contexte international marqué par une forte volatilité des coûts du transport aérien, notamment liée à la hausse des prix du carburant et aux contraintes sécuritaires dans plusieurs régions du monde. Pour les autorités maliennes, l’enjeu est désormais de trouver rapidement une alternative viable afin d’assurer le transport des pèlerins sans compromettre les conditions de sécurité, d’organisation et de confort exigées pour un événement religieux d’une telle importance.
En attendant l’issue des négociations en cours, la Maison du Hadj assure qu’elle continuera à communiquer régulièrement avec les pèlerins, les agences de voyages et l’opinion publique afin de maintenir un climat de transparence autour de ce dossier particulièrement sensible.
Par Seyni T. KASSAMBARA



