Après avoir accompli des rites sacrés à Médine, Makkah, Mina, Arafat et Muzdalifah, les pèlerins maliens se préparent à vivre les derniers moments de leur Hadj 2026. Ce vendredi, ils retourneront à La Mecque après avoir participé à l’acte symbolique de lapider le Satan pour la troisième et dernière fois, un rituel qui clôt la période de la station à Mina.
L’imam Houdou Koné, guide religieux de la filière gouvernementale, a pris le temps d’expliquer les derniers actes d’adoration qui restent aux pèlerins avant de finaliser leur pèlerinage. Selon lui, les fidèles doivent encore accomplir trois ou quatre rites essentiels, dont chacun revêt une signification spirituelle profonde.
Le premier acte à réaliser est le Tawaf Ifadah, également connu comme le Tawaf du Hadj. L’imam a précisé que ce rite est fondamental car il diffère du Tawaf de la Umra, qui est un pèlerinage mineur. Le Tawaf Ifadah est un acte de dévotion qui implique de circonner, sept fois, la Kaaba dans un esprit de soumission et de proclamation de l’unicité de Dieu. Cette circonvolution est un symbole de l’approche spirituelle et physique des pèlerins vers Allah, reflétant leur engagement à honorer les commandements divins.
Après le Tawaf Ifadah, les pèlerins seront appelés à réaliser le Sa’y, qui consiste à parcourir les distances entre les collines de Safa et Marwa. Ce rite, qui commémore la quête d’eau de Hagar pour son fils Ismaël, est une représentation de la persévérance et de la foi. Les fidèles, en l’effectuant, se remémorent l’importance de la résilience face aux épreuves et d’implorer la miséricorde et l’aide d’Allah dans leur vie quotidienne.

L’imam Houdou Koné a également souligné l’importance du Tawaf Wada, souvent appelé le Tawaf d’adieu, que les pèlerins doivent accomplir avant leur départ. Ce dernier rite représente un moment de gratitude et de respect envers le lieu saint, marquant ainsi une conclusion solennelle de leur pèlerinage. Les pèlerins utilisent cette occasion pour renouveler leur foi et demander la bénédiction d’Allah pour leur retour dans leurs foyers.
Avec ces derniers rites, les pèlerins maliens s’apprêtent à boucler un cycle sacré de dévotion, culminant dans une expérience qui transcende le simple aspect spirituel pour toucher à la transformation intérieure. Le Hadj, au-delà des gestes, est une occasion de purification, de réflexion et de renforcement des liens communautaires. Les enseignements distillés par l’imam Houdou Koné rappellent à chaque pèlerin l’essence même de leur voyage : se rapprocher d’Allah tout en consolidant les valeurs de paix, de solidarité et d’unité au sein de leur communauté.
Alors que le Hadj 2026 touche à sa fin, les expériences vécues à La Mecque et les enseignements tirés des rites sacrés continueront de résonner dans le cœur des pèlerins, les accompagnant dans leur cheminement spirituel et personnel dans les mois à venir.
Par Seyni T. KASSAMBARA



