vendredi, 28 mars, 2025

VIVE LE 29 JANVIER 2025 ! MAIS REPARLONS AUSSI DU 1ER FÉVRIER 2023

!

Dans l’immense univers, les dates sont sur notre planète terre comme les étoiles dans les cieux. Aucunbe d’elle n’est inutile, chacune a une importance inusable, du moins jusqu’à la fin des temps, que les sciientifiques nomment désormais comme étant la mort thermique ineluctable du cosmos. Sur notre terre, les dates sont des repères auxquels nous avons constamment recours : pour l’histoire et pour le souvenir, pour les célébrations et les commemorations, pour la marche continue hérissée de performances et d’accidents, sinon des haltes et des retardements, pour les anniversaires, heureux ou malheureux, etc. Les dates peuvent surgir des contingences souvent fortuites (selon notre entendement humain qui ne perçoit toujours pas bien les messages divins), mais elles ne seront jamais anodines, tout comme la plus petite étoile éloignée dans le ciel.
Divagation peut-être que tout cela, mais la scintillante date du 29 janvier 2025 nous a inspiré pareille analogie. Elle marque la sortie definitive des trois pays de l’A.E.S. (Burkina Faso, Mali et Niger) de la CEDEAO, organisation bien créée par nous-mêmes mais qui nous a complètement échappé en se transformant en un condominium aux mains de la France et ses allies, tous hors de notre sous-région et de notre continent même, pour devenir le meilleur instrument égorgeur tenu par les imperialists et les néocolonialistes irréformables et incorrigibles. Le 29 janvier 2025 est une grande date, celle de la reprise de l’initiatiave, pas symboliquement, de la nouvelle Afrique, en tout cas celle à laquelle aspirant l’écrasante majorité des Africains, au grand dam des suppôts nés africains mais combiens valets de ceux qui nous nuisent à longueur de temps, “ces psychopathes du profit”, selon la judicieuse qualification de Pr. Boniface Diarra. Le 29 janvier ne sort pas du néant, la belle date est le cheminement d’un processus historique entamé le 05 juin 2020 après le retentissement du fiasco électoral de cette année-là. Elle accouchera, 75 jours après, au 18 août 2020 qui, elle, enfantera le 24 mai 2021, à un jour près de l’anniversaire de l’Union Africaine (U.A.), ex-O.U.A de son vrai nom de baptème, qui hélas, s’accommode de la presence d’observateurs non africains, pour ne pas les nommer succursales étrangères qui financent ses activités pour leurs causes mais qui n’ont jamais pu lui offrir le siege que lui imposait la modernité, tâche généreuse qui est revenue à la Chine. L’espace modeste dévolu à notre editorial ne permet pas d’en dire plus, sauf que la date du 29 janvier 2029, dans sa maturation, a été préparée par l’irruption au Burkina Faso d’un gardien de la caverne d’Ali Baba, vite neutralisé par le jeune capitaine patriote qui risquait sa vie; puis, au Niger, la garde rapprochée du manutentionnaire du cirque impérialiste a dû saisir ce dernier à la gorge et l’armée a cautionné. Au Mali, au Burkina Faso et et au Niger, c’était toujours pour sauver la patrie, ensuite hâper toute l’Afrique dans le rouleau compresseur. Voilà au raccourci notre 29 janvier 2025 !
Comment un quidam né au Mali un an avant la creation de l’O.U.A., évènement dont il est instruit de la ferveur pour de bonnes raisons, ne relèvera-t-il pas que le 29 janvier 2025 a été vécu comme un épiphénomène sur les bords du Djoliba, les voix des rénégats ayant dominé pour saper le bien fondé de notre sortie de la CEDEAO ? Espérons nous tromper de perception, mais veillons quand-même que l’histoire porte ses variés couleurs. Au Mali, au lieu de faire du mercredi, 29 janvier 2025 une voie de non retour, profondément partagée par les peuples, comme ce fut le cas au Burkina Faso et au Niger, au Mali les autorités en ont fait une affaire purement institutionnelle avec les réunions ministérielles qui se sont suivies et des déclarations officielles, pour le moins classiques. Pendant qu’au Niger et au Burkina Faso, les peuples se sont appropriés l’affaire le 29 janvier dernier, en organisation des manifestations géantes à travers les pays, à l’image des Forces du Changement ont tenu Mali le 14 janvier 2022 pour résister et rejeter les sanctions de la CEDEAO. Au même moment, notre 29 janvier 2025, contrairement au Burkina Faso et au Niger, au Mali, c’était l’échec, le fiasco car, selon RFI (comment ne peut la croire avec colère), “il n’y a même eu de manifestations à Bamako”. Tout n’est pas faux dans la relation faite par RFI. En réalité, les autorités de la Transition à Bamako ont bien voulu organiser un regroupement populaire pour célébrer notre sortie de la CEDEAO, en tenant un meeting au CICB dont la plus grande salle ne contient que 1000 places ), mais ce fut l’échec car, pour une telle salle, combien de Maliens ont répondu, comparativement aux déferlantes maliennes du jour du 14 janvier 2022 ? Il n’y a eu que quelques personnes, au point que les organisateurs, toute honte bue, ont été obligés d’annuler le meeting. Quelles sont les raisons pour expliquer ce fiasco ? Question à un milliard de la monnaie aesienne, elle s’adresse en premier lieu aux autorités. Divagation peut-être, toujours, en espérant rafler la mise, nous osons advancer une hypothèse; elle porte sur le black-out. A l’occasion de la cérémonie de cloture du troisième anniversaire de la Journée de la Souveraineté Retrouvée, un film documentaire sur cet évènement fondateur a été projeté, il a occulté les épisodes des évènements mêmes du 14 janvier 2022. Nous l’avons signalé dans un article cosigné. Dans notre présente edition, un colonel-major à la retraite, nous “intime l’ordre” de publier sa joie d’avoir vu mentionné dans nos colonnes Dr. Choguel Kokalla Maïga saluant les ministres des Affaires étrangères de l’AES tout en exprimant sa satisfaction quant à notre sortie de la CEDEAO. Au regard de ces deux faits parmi 33, faut-il dire à nos autorités que la construction nationale ne peut pas s’accommoder de rancune. Nous nous souvenons, comme c’était hier seulement, que l’entité politique A.E.S. a conçue dans le bureau de la Primature malienne le 1er février 2023 quand le Premier ministre du Burkina Faso, Apollinaire Kelem de Tambela, était venu dans notre pays pour “prendre des conseils et des leçons”. A l’époque, nous écrivions un editorial: S’UNIR, POURQUOI ? (Le National du 13 février 2023). On peut constater aujourd’hui, avec philosophie, que Maïga et de Tampela sont tenus à l’écart de l’évolution de l’A.E.S. Mais peut-on jamais comprendre que les éléments de l’ancien régime soient ceux qui sont choisis pour célébrer l’évènement, par exemple à travers, comme porte-parole et principal animateur et intervenant au meeting, un ancien ministre de IBK, que tous les Maliens connaissent à cause de ses multiples malversations ( donc qui devrait être plutôt interpellé par un juge anti-corruption) ? Quand des Grigori Potemkine, ce spécialiste qui réussissait à faire croire à la Reine Catherine que de nombreux villages (qui n’ont jamais existé) l’attendaient fiévreusement, sont mis en avant parce qu’ils sont si forts en trumperies pour faire croire qu’ils ont la baguette magique de remplir le fleuve Niger de requins en un temps records, le tour est vite joué aux autorités de la Transition. Il est de se prémunir des faussaires.

Amadou N’Fa Diallo

Source : journal Le National n° 668 du lundi, 03 février 2025.

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